Dominique Preschez
Dominique Preschez, né en 1954 à Sainte Adresse, en Normandie, est musicien et homme de lettres : Compositeur, organiste, et écrivain. Il a enregistré plusieurs albums discographiques de ses œuvres pour orchestre, chœurs, orgue, ou musique de chambre, et a donné près de neuf cents concerts, depuis 1972, en France et à l’étranger. Son œuvre littéraire compte quatorze ouvrages (roman, poésie, essai et théâtre.
LE MUSICIEN...
Résidant à Deauville, depuis de nombreuses années, où titulaire du grand orgue de l’église Saint Augustin, il partage son temps entre ses fonctions d’organiste attaché à la ville, et Paris, où il enseigne l'analyse, l’orchestration, compose et écrit.
Ayant entrepris depuis un an, une nouvelle tournée d’orgue, en France et à l’étranger (Deauville,Perpignan, Nîmes, Carcassonne, Beaulieu, Lisieux, Les Andelys, Lessay,Aubenas, Paris, à Saint Eustache…) Londres, Oxford, Eton, Canterbury, Belgrade, Barcelone, l’année prochaine ; il réalise ainsi une rare divulgation de la musique d’orgue, au plus grand nombre. Interprétant ses propres transcriptions intégrales d’œuvres pour orchestre du grand répertoire, jamais jouées à l’orgue, il improvise, aussi , des fresques symphoniques dont il est passé maître, tel qu’en témoigne son dernier C.D « Soleils Noirs », honoré entre autres, par France Musique et le Monde de la Musique. Compositeur de cent numéros d’opus, allant de trois symphonies, quatre concertos, à la musique de chambre (trois quatuors à cordes, six sonates, trios et quintettes, mélodies) et des œuvres pédagogiques (comédies musicales inspirées des « Mille et une nuits »Ali Baba ; des Fables de Jean La Fontaine, ou des Contes de Charles Perrault), il a composé des œuvres sacrées, pour chœurs, orchestre, orgue et solistes, ainsi que des musiques de scène pour La Voix humaine de Jean Cocteau, les Sonnets de Shakespeare.
Plusieurs commandes, avec le partenariat des D.R.A.C de Basse Normandie, de Haute Normandie, de la Drôme lui ont valu d’être créé par plusieurs festivals :Concerts en Abbayes Normandes, Les Amis de l’Orgue de Deauville (comptant 450 membres attachés à l’expression musicale de l’organiste de Deauville), Les Heures Musicales de Lessay, le Forum Musical de Normandie, les villes de Rouen, Caen et Le Havre ; le Festival de Dieulefit, où Dominique Preschez est invité, depuis sa création. Les solistes qui ont prêté leur concours aux créations de Dominique Preschez : Caroline Casadesus, Didier Lockwood, le Quatuor Via Nova, Noël Lee, Jason Meyer, Jean Piat, Jean Mouillère, Anna Prucnal, ainsi que les ensembles : Le Nouvel Orchestre de Chambre de Rouen et Joachim Leroux, l’Ensemble Boieldieu et Thierry Pélicant, les Chœurs de Rouen Normandie, l’E.I.B, le Brass Band Normandie, le Coro da Camara di Lisboa…
Aujourd’hui, il travaille à la composition d'un opéra, en collaboration avec le librettiste Harold David : "Heimatlos", ainsi qu’à la commande d'un quintette à cordes pour le Quintette Monsolo "C.I.E.L.S" et d'un second quatuor à cordes, pour le Quatuor Via Nova.
L’ECRIVAIN
Trois premiers livres sont publiés, conjointement, en 1979 : le roman « A nouveau, les Oiseaux » chez Seghers/Robert Laffont, le livre de poèmes « Le Pavillon Solaire » chez Fata Morgana, et un essai « L’Ombre de l’Autre » avec le photographe Edouard Boubat, chez Berger-Levrault. La critique souligne la qualité, la rareté et l’étrangeté, de cet écrivain. Jérôme Garcin, Robert Sabatier, Le Sidaner, Andrée Chedid, Bernard Delvaille l’accueillent dans le monde des lettres. On lui confie, alors, la direction de la collection des Lettres, aux éditions Berger-Levrault. Vivant entre Paris, et la campagne normande, où il aime à se retirer pour écrire et composer, il participe chaque semaine à l’émission nocturne, sur France Culture : De la Nuit… en qualité de journaliste, auprès du producteur Gilbert-Maurice Duprez. En 1981, il publie « L’Enfant Nu » chez Seghers et fait l’objet d’excellentes critiques de Louis Aragon, Roger Vrigny, Pierre Dalle Nogare, Mathieu Bénézet … et rejoint le collectif d’écriture Digraphe, aux éditions Flammarion. Une première année sabbatique lui est allouée par le Centre National des Lettres. Il aime à fréquenter des aînés, intellectuels et artistes auprès desquels il se construit, entre musique et littérature: Jean-Paul Aron, Bernard Delvaille, Jean Tardieu, Henri Sauguet,Henri Dutilleux, Jean-Louis Florentz, Jean Ristat…En 1984 et 1985, il publie trois livres, chez Seghers : Poème de Samuel, Une nuit, sous la mer… et Vers le soir, et obtient le Premier Prix Pierre Jean Jouve, remis au Procope par Bernard Noël, Pierre Dalle Nogare, Lionel Ray et Catherine Jouve. Le bel article que lui consacre Angelo Rinaldi, dans l’Express, l’aide à poursuivre son cheminement d’écrivain et de musicien, de plus en plus solitaire, souligné et loué par Robert Sabatier, dans l’Histoire de la Poésie du XX°Siècle.
Obtenant du Centre National des Lettres une nouvelle année sabbatique, il part voyager et résider en Grèce, à Londres, puis à Montréal, tout en se consacrant à l’écriture et aux concerts d’orgue. En 1987, il est nommé Titulaire du Grand Orgue de Saint Augustin de Deauville, et quitte Paris pour accomplir sa carrière de virtuose à l’orgue et mettre en chantier un projet romanesque interrompu, en juin 1992, par une rupture d’anévrisme. Accueilli par la Ville de Bernay, où il avait créé un festival multidisciplinaire : l’OEil Ecoute, quelques mois auparavant, il y demeurera jusqu’en 2000. Après deux années à réapprendre l’usage des langages, et poursuivre sa rééducation, il crée, à la demande du Sénateur Maire Joël Bourdin, un Service Culturel dont il a la charge, tout en enseignant à l’EMMA de Bernay : l’orgue etl’histoire de la musique. Nommé directeur de l'EMMA, il reprend parallèlement ses fonctions de titulaire de l’orgue de Deauville en 1996.
Ayant recouvré l’usage des sens qu’il avait perdu, de 1995 à 1997, il publie quatre livres qui témoignent, à leur manière,de l’accident cérébral, de l’amnésie, et de la renaissance : Les fenêtres de Boubat, avec l’écrivain Michel Butor, L’Atelier d’Edouard, Le Dernier Quatuor et Carnets d’Amérique, publiés chez Complexe, Seghers et Fata Morgana. En 1996, le metteur en scène Daniel Mesguich, l’invite au Théâtre national de Lille, pour la création de son œuvre dramatique « La Messe du Port » qui narre les explorations d’un aventurier de la vie qui procède vers l’amnésie.
Aujourd’hui, Dominique Preschez publie un livre d’aphorismes : « Collection d’Hiver » aux éditions tirage(s) limité(s) que l’écrivain et critique Angelo Rinaldi, de l’Académie Française, a qualifié « …de livre le plus étrange qui lui a été donné à lire, depuis dix ans. L’art d’écrire l’aphorisme entre la pensée orientale et Wittgenstein, en rupture avec la pensée française.
En 2008, paraîtra le premier tome d’un cycle romanesque autobiographique, intitulé : Le Monastère des Mendiants.
Etudes musicales à la Schola Cantorum de Paris.Classe d’Orgue, avec Jean Langlais, en improvisation et interprétation. Classe d'Ecriture, avec Yvonne Desportes, professeur au CNSMP, en contrepoint et fugue. Musicologie avec Michel Guiomar. |